Hélène Burchéri Naturopathe Agréée ND.A à Sherbrooke, Québec

Quand le sommeil fait défault

Je rencontre beaucoup de personnes qui souffrent de trouble du sommeil.

Plusieurs facteurs peuvent influencer les troubles de sommeil chroniques

En général, elles ont toutes essayé plusieurs plantes calmantes avant de venir me voir. Ces plantes peuvent être efficaces pour une perte de sommeil passagère mais la cause n’est pas toujours la nervosité ou alors elle s’accompagne d’autres facteurs tous aussi importants qu’il faut adresser aussi.

Dans ma pratique, j’aime revenir aux bases.

Parfois cela parait simpliste mais je remarque que plusieurs de mes clients ont pris de mauvaises habitudes qui perturbent leur quotidien sans qu’ils s’en rendent compte. Le mauvais sommeil devient alors chronique et il faut travailler méthodiquement pour que tout rentre dans l’ordre.

Pour tout problème de sommeil, je passe donc en revue les points suivants :

  • Fait-il noir dans la chambre? Y a-t-il du bruit incessant?
  • La température de la pièce est-elle adéquate (autour de 18 degrés Celsius)
  • Le matelas est-il en bon état? S’il a plus de 10-15 ans, il faudrait penser à le changer!
  • Jusqu’à quelle heure vous regardez les écrans (lumière bleue)? Les réseaux sociaux (sécrétion de dopamine?)
  • Quelle est votre consommation d’alcool le soir, sachant qu’il a un effet « rebond » et que même s’il endort au début, il va provoquer un réveil nocturne ou un sommeil peu récupérateur.
  • Est-ce que vous buvez du café et jusqu’à quelle heure? Nous ne dégradons pas tous la caféine à la même vitesse et la façon de préparer le café influence la concentration en caféine.
  • Est-ce que le problème vient de vous-même ou de la personne avec qui vous dormez (ronflements, agitation)?
  • Est-ce que vous prenez une tisane calmante pour dormir et vous vous réveillez ensuite pour uriner?

Si ces points sont écartés ou au moins améliorés, on peut regarder du côté de l’activité physique, reconnue pour améliorer le sommeil sauf si pratiquée trop tard en soirée. On peut aussi penser au niveau de stress bien évidemment, notamment aux personnes qui « cogitent » sans arrêt. Dans ce cas, il est rare qu’une plante prise seulement au coucher fasse effet, il faut aller plus en profondeur dans les habitudes de vie. On va aussi penser à rééquilibrer les nutriments nécessaires à la synthèse des neurotransmetteurs.

Mais quand est-il de la digestion?

Certaines personnes digèrent très mal les protéines et pourtant, leur principale source va être celle du dernier repas de la journée. Elles se couchent donc sur une digestion incomplète et inévitablement cela les réveille en pleine nuit. Si c’est vrai que couper les protéines le soir va aider dans un premier temps, il faudra ensuite améliorer la digestion et veiller à l’apport de protéines le reste de la journée.

Comment vont vos organes?

Si les réveils entre 1h et 3h du matin font penser au déséquilibre du foie, il ne faut pas négliger l’estomac (acteur important dans la digestion des protéines) et les intestins. Par exemple, lorsque l’on ne souffre pas de dysbiose, 90% de la sérotonine est produite dans les intestins et elle est le précurseur de la mélatonine. Donc un déséquilibre de ce côté-là peut aussi causer des troubles du sommeil.

Gestion du sucre

Quand on est habitué à manger beaucoup de sucres et de glucides dans la journée (petit déjeuner sucré, grignotage, sandwichs, pâtes, pain…), le corps s’habitue à cet apport qu’on alimente en permanence, sauf…la nuit! On se réveille donc parce que notre glycémie est trop basse…Un rééquilibrage de l’alimentation fait partie de la solution.

Je ne parle pas ici de ménopause ou de cycle menstrue mais la « danse des hormones » est aussi un facteur de perturbation du sommeil qu’il faut veiller à adresser.

Si votre manque de sommeil est chronique n’hésitez pas à consulter votre médecin et votre naturopathe!